THERAPIES AVEC LES FAMILLES

&


THERAPIES FAMILIALES
 


 

un site proposé par Jean François Le Goff

 



Parcours

 

                                                       

 

            

 

 



C'est en 1965 que j'ai commencé des études de médecine à la Faculté de Paris. J'ai donc eu la chance de vivre mai et juin 1968 comme étudiant occupant sa faculté.

Dans un premier temps, j'ai été intéressé par la parasitologie et la dermatologie. Dans le service de dermatologie du Pr De Graciansky à l'hôpital Saint-Louis j'ai découvert l'hypnose et l'entretien psychanalytique. Je me suis alors orienté sans hésitation vers la Psychiatrie avec l'envie de la changer et de participer au mouvement de désaliénation des institutions psychiatriques. J'ai été interne des hôpitaux de la région parisienne.

 

Dés les années 1970, je me suis intéressé aux thérapies familiales  sous l'influence des travaux de Ronald Laing et de l'allemand H.E. Richter. Il n'y avait pas encore de formations organisées donc j'ai pioché un peu partout pour arriver à des formes de thérapies ouvertes et dynamiques. J'ai hésité entre les positions systémiques fort rigides à ce moment-là, et les positions psychanalytiques trop abstraites pour ma pratique.

 

Je me suis rapproché de certains pionniers des thérapies familiales comme Ivan Boszormenyi-Nagy, que j'ai invité à Paris à plusieurs reprises ou Gerald Zuk, le fondateur de la thérapie familiale triadique.

D'autres thérapeutes ont eu aussi une grande importance dans ma trajectoire, en particulier Deborah Luepnitz et sa vision féministe de la thérapie familiale basée sur les relations d'objet. 
 

Suite à un article présentant la "construction d'un totem" en thérapie familiale, j'ai entrepris une correspondance fructueuse avec Philippe Caillé, l'un des deux inventeurs des fameux "objets flottants".
 

En 1984, j'ai pris un poste de médecin hospitalier et j'ai eu rapidement des responsabilités comme chef de service et de secteur puis de chef de pôle, d'abord au centre hospitalier de Fleury les Aubrais pour le secteur de Orléans-La Source, puis l'EPS d'Etampes pour le secteur de Grigny et de Morsang, et finalement à l'EPS de Ville Evrard pour les communes de Stains et La Courneuve.

 

J'ai pris ma retraite des hôpitaux en février 2011. 
 

Depuis, je travaille comme thérapeute familial au Centre de lutte contre la douleur de l'enfant à l'Hôpital Trousseau à Paris.
Par ailleurs, je reçois les familles ou les individus qui me le demandent quelque soit le contexte de départ.

 

 


 


 

Militant


 





 

Dans les années 60, j'ai milité contre le colonialisme puis dans le mouvement de mai-juin 1968.
 

J'ai participé au premier pas de la Ligue Communiste révolutionnaire que j'ai quitté vers 1983.

Dans les années soixante-dix, j'ai participé à la création de la revue de psychiatrie critique " Garde-fou " et aux luttes contre l'utilisation de la psychiatrie à des fins répressives en URSS.

 

Puis il y a dix ans, j'ai participé aux réunions de la revue "Carré Rouge". (voir le lien)
 

Je suis intéressé  par les théoriciens critiques comme Adorno, Bloch et Benjamin.

 


 



Familles
 



 


Personnellement,  j'ai vécu dans plusieurs sortes de famille: famille "nombreuse",  famille bi-parentale,  famille monoparentale, famille recomposée, etc.
 

L'expérience de familles aussi différentes a évidement influencé ma pratique de thérapeute avec les familles.

Cela m'a appris que la famille n'est pas, comme l'affirment certains thérapeutes familiaux, "un système naturel" qui serait "la base" de la société, mais une construction sociale déterminée par de multiples facteurs. Elle n'est pas, non plus, forcément un lieu de transmission des "normes sociales", c'est aussi un lieu d'apprentissage de la solidarité et de la révolte. C'est aussi un lieu de contradiction entre les genres.

Aucun type de famille n'est "supérieur" aux autres; chaque famille se confronte à des difficultés spécifiques et représente pour ses membres un lieu où se créé à la fois, la sécurité et les conflits. La thérapie permet aux conflits de devenir positifs et ainsi de dépasser les impasses en particulier en construisant et en renouant avec un imaginaire familial fiable.


 




 




 
 
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